Cellular ou la désuétude du mobile écran monochrome, bi-bande (…et du scénario)

09/07/2011 § 5 Commentaires

Ce n’est un secret pour personne que le KiWi n’a de cesse de se retrouver dans le noir, en station semi-allongée, avec Jason Statham. Pour pallier aux récents évènements (et à la fatigue weekend-nesque), rien de tel qu’un « bon » film pour se divertir et en même temps, compléter ma collection (collection qui, je le rappelle, n’est faite que de films avec Jason avec synchronisation des montres pour voir à quelle minute, il enlèvera la chemise !).

Aujourd’hui, nous attaquons donc l’emblématique « Cellular », film daté de 2004, qui comme son nom l’indique, parle donc de téléphone mobile. Oui, vous noterez une certaine trivialité des titres de films de Jason, ca nous arrange, car nous le rappelons, les KiWis aiment les choses simples. Seulement voilà, en 2004, vous aviez quel téléphone, vous ? un vague souvenir ? un Nokia, surement non (plus facile pour récupérer un chargeur de batterie en cas de coup de pompe!) ? Rafraichissons nous la mémoire : il y a quelques années, le Nokia 3210 ou 3310 faisait fureur avec ces 3 jeux collectors, son écran monochrome, son poids raisonnable de 133 grammes pour un compact « tiens dans la main », et ses sonneries monophoniques … et bien sûr pour augmenter l’intrigue du film, les pertes de réseaux dans les escaliers, les passages dans les tunnels, les numéros d’appels enregistrés (jusqu’à 50!), la faible tenue de la batterie (et chose incroyable, l’appel qui change de ligne). Bigre, le film aurait été tout autre s’il était mis au goût du jour : kidnapping, paf, géolocalisation, paf, FBI, paf, intervention (je sais, je regarde trop la télé) ou peut-être que le pommier a une application pour cela ? Faudra que je vérifie …

Le scénario se décline comme le titre, il se caractérise d’une simplicité presque accablante : une femme kidnappée + son fils kidnappé + son mari kidnappé + une réparation de téléphone + un appel + un jeune qui ne sait rien faire de sa vie + un challenge + un flic qui n’aide à rien + de l’action + une moche voiture toute cabossé + une belle voiture jamais cabossée + Jason en rôle de méchant : tu mélanges un peu tout ça, tu shakes, et tu shakes et tu shakes, et tu obtiens le film!.

Ce que je note dans ce film, c’est le nombre assez impressionnant d' »anti » ; un anti-antihéros, un anti-méchant, un anti-méchant que tu crois qu’il est gentil, un anti-flic anti-doué qui part en retraite sans être toutefois en retraite (donc en anti-retraite), une anti-victime, un anti-gosse (j’invente un peu là, mais il ne fait rien donc il tient meme pas son rôle de gosse), une anti-petite amie chieuse, un anti-pote boulet, … Toute la panoplie des anti ! ce qui fait que ce scénario, bien que simple, est lui aussi anti-bien.

En revanche, ce qu’on ne peut pas lui reprocher, ce sont ces tentatives d’humour qui ponctuent « ponctuellement » le scénario : le gosse s’appelle Ricky Martin (réplique de l’antiantihéros « euh! c’est voulu? », le flic qui se lance dans un salon de beauté spa (« mais non, chérie, le meilleur masque, c’est le rose »), le flic qui sauve le poisson rouge dans un verre d’eau (mais qui tue la méchante quand même, mais je crois qu’il a pas fait exprès), le pote qui arrive déguiser en baleine (si, si, ils ont osé! En meme temps, c’est un boulet!) … on sent qu’il y a eu un gros travail en amont de recherche, de creusage de cervelles pour les ice-breakers (refaire retomber la pression du spectateur sous peine de le voir mourir d’angoisse et de stress sur son fauteuil … enfin, moi, c’est surtout mourir d’étouffement par ingurgitation  de pop corn façon hamster les joues pleines!).

Bon, mise à part Jason (tu les vois les Z’ieux en coeur du KiWi à cet instant?), y’a aussi des énormes stars dans ce film ! eh oui ! Jessica Biel, & Jason, Richard Burgi, & Jason, William Macy, & Jason … et ah oui, Kim Basinger (Shoooouuwwwwwiiiinng : Fans de Wayne’s World, vous me comprenez), mais ici, elle est en fait pas très shoooouwwing dans ce film. Elle crie et pleure beaucoup, mais je crois que c’est ce qu’on lui a demandé de faire. Par contre comme prof de bio, elle est top, elle connaît bien toutes les artères du corps humain et nous en fait une belle démonstration, mais aussi (et tout le film tient la dessus quand meme), elle sait réparer un téléphone cassé à coups de marteau par Jason, faché faché ! Je parle bien sur ici d’un téléphone fixe, le vieux que tu tournes et qui fait clac, clac, clac, clac …. attends, c’est pas Mac Gyver non plus.

Verdict : Ce film ne restera pas dans les annales, et pour cause !! A AUCUN MOMENT, Jason n’enlève sa chemise !! Oh Rage, Oh désespoir !! Monde injuste !

The Mechanic ou le coup de la chemise raté

14/04/2011 § 2 Commentaires

Dans les semaines où les heures de sommeil sont courtes, il est de bon ton de s’offrir quelques divertissements qui permettent de déconnecter. Après  les serpents masseurs, le KiWi se devait de regarder qqchose d’agréable à l’oeil. Pour ça, rien de plus normal qu’une séance ciné avec Jason Statham en croisant les doigts pour qu’il enlève la chemise avant la fin (vous noterez au passage le faux prétexte pour se retrouver dans le noir avec Jason).

The Mechanic – Allociné.fr

Malheureusement, la jubilation a été de courte durée. Tout est donné dans les 15 premières minutes (et ils ont mis le package full intégral action movie): les destinations exotiques peuplées de gros méchants, les belles maisons et belles voitures qui seront explosées avant la fin, les lunettes noires, les flingues (of course), les muscles (on regrette presque les lunettes 3D), les « ah! paf! clang! bing! », les explosions (avec flammes si possibles, c’est plus pro) mais aussi la belle fille qu’on aurait pu croire que son intervention n’était pas qu’esthétique (diantre, que je suis naïve!), les scènes de sexe gratuites (fans de Wayne’s World, vous me comprenez), les regards qui en disent long, les non dialogues au profit d’une réflexion poussée sur les relations père-fils (AH! encore elles!! cf. le post de Freud!!), une tentative d’exprimer l’idée du titre au premier degré (Jason aime avoir les mains dans la graisse de voiture, si possible de collection), les chihuahuas (qui termineront dans les bras (ou poitrine, je ne sais plus) de la belle fille) et même une conscientisation au profit de l’écologie (je cite « Save the fuel we are coming for you.« ) C’est beau …

(ca y est! je viens de passer officiellement la barre du nombre de mots utilisés dans ce film). Oh déception. Comme tu as tout vu en 15 minutes, pourquoi aller plus loin ?? Même le fameux strip de la chemise (ici néoprène) arrive à 3min 35 du film, bon sang, mais c’est trop rapide !!! Mais  que fait le scénariste ??? Il a rien compris celui-là …Tout l’intérêt d’aller voir ce film c’était bien ça!! Dans Transporter 3, ils ont parfaitement maitrisé le coup de la chemise. Une fois que tu as vu ça, c’est bon, tu peux aller te coucher. …

Transporter III – Allociné.fr

Bref, mechanic = effet soufflet fromage qui retombe. Mais on a peut etre une nouvelle piste (positive) : l’enchaînement constant de navets cinématographiques aura peut-être raison de mes insomnies.

Allez le bonus parce que vous Z’êtes bien sages (et moi, pour faire de beaux rêves) :